Affichage des articles dont le libellé est invasion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est invasion. Afficher tous les articles

lundi 7 novembre 2011

Sometimes, I'm a dragon too...


Voilà, après près d'un an de silence, je parasite une nouvelle fois le limo-blog! Pas de film, mais un livre, again! (Si vous vous demandez si j'ai un problème avec Batman, ma réponse est: "Pas du tout.")

Et donc en cette heure avancée de la nuit , je vais parler d'une petite perle que j'ai lu il y a quelques mois de celà.


Dragon déchu, de Peter Hamilton . Hummm! De la SF spatiale comme on les aime , avec tout pleins de vaisseaux, de nanotech, de nouvelles colonies et de space invaders (qui ne sont pas ceux que l'on croit) dedans! So yummy!

Bon, avant de donner mon avis, un petit résumé, histoire de vous mettre à l'aise.

"Au XXIVe siècle , à l’aide de la technologie des trous de vers , l’humanité a colonisé plusieurs dizaines de systèmes planétaires, dans un rayon d'une centaine d'années - lumière autour de la Terre. Les voyages intersidéraux coûtant très chers, ceux-ci sont devenus le monopole de grandes compagnies. Mais ces compagnies ne retrouvant pas de bénéfice dans la colonisation , le commerce interstellaire étant pénalisé par les coûts prohibitifs des voyages, la colonisation est arrêtée dès 2285.
En cette fin du XXIVe siècle, les compagnies, comme la compagnie Sino-Australienne Z-B, Zantiu-Braun, procèdent à des opérations de « retour sur investissement », consistant en des expéditions militaires de pillage plus ou moins légal sur les planètes colonisées.
Sur la planète Amethi, Lawrence Newton , adolescent et fils d’un des principaux personnages de la planète, ne rêve que de devenir capitaine de vaisseau spatial . Après une trahison qui le hantera toute sa vie , il s’enfuit de son monde natal à la poursuite de son rêve.
Vingt ans plus tard, il est devenu sergent de Zantiu- Braun, ayant échoué à devenir pilote de vaisseau.
Devenu cynique au fil des ans, Lawrence décide de profiter de ce qui est sa seconde mission sur la planète Thallspring pour réaliser son propre retour sur investissement , en exploitant une richesse ignorée de la société.
Cependant, la campagne sur Thallspring se passe beaucoup moins bien que prévu pour Zantiu-Braun, et Lawrence se retrouve impliqué dans un conflit entre deux groupes antagonistes."


Cela vous a-t-il intrigué? Et bien moi, oui. Certes, le titre n'y est pas pour rien ( comment ça, moi? une fixette sur les dragons? tssss!), et le fait qu'on puisse mettre un dragon dans de la SF m'a vraiment titillé la curiosité.

J'ai... tout de suite accroché , ou presque . C'est quand même un petit pavé de près de 950 pages. Le personnage principal est un sergent désabusé, avec un vieux rêve qui, on l'apprend au fur et à mesure des chapitres, n'en est plus vraiment un. Je ne tiens pas à spoiler, donc je ne dirais rien à part:
Lisez le!

Vraiment, c'est bien écrit, avec une ou deux longueurs que l'on pardonnera très facilement au vue des scènes d'actions très bien décrites. Les personnages sont complets, aussi détestables, cyniques, arrogants ou paumés soient- ils. La trame est merveilleusement bien faite, tous les fils se mettent en place pour un final qui m'a fait répéter pendant une dizaine de minutes "Très bien, vraiment très bien!" et c'est vraiment très rare . Mon dernier coup de coeur de cette envergure fut pour les salauds gentilshommes et ce cher Locke Lamora (si Loutre n'en a pas déjà parlé, je blablaterais deux mots dessus un jour!).

Enfin bref, un grand hourra pour Hamilton, et ses autres livres vont bientôt rejoindre ma bibliothèque personnelle.

Jean Charles, pseudo-drake bibliophage, will be back!.

lundi 14 février 2011

Un Léo pour la Saint-Valentin

A ma base, je ne comptais pas faire de billet spécial pour la Saint-Valentin. Et puis Vilie m'a envoyé cette très jolie illustration et j'ai eu de la partager sur ce blog. Elle représente le personnage principal de la nouvelle Pandémonium City, Léopold le nécromancien.



Pour ceux qui s'en rappellent, Vilie avait aussi illustré ce billet consacré à l'anthologie Mystère et Mauvais Genres.

jeudi 2 septembre 2010

Des daims de surveillance. Je les déteste.


Aujourd'hui, l'humble chauve souris que je suis ne va pas vous parler d'un livre. Non. Plutôt d'un film, en fait.


Attention les yeux, ça va piquer.


Tadada dada!


Gentlemen Broncos est projeté dans un seul cinéma à Paris. N'écoutant que mon courage (et l'atroce bande annonce de ce film) je suis allé payer ma place (tarif étudiant, merci!) et profiter du spectacle.

Je l'ai regretté très vite. Mes yeux ont fondu, j'étais atterré. Mon esprit vacillait entre l'ahurissement total et le black out violent.


Ce film est un navet.

Ce film a été conçu comme un navet.

Ce film est une bouse magnifique!

Je dis ça, et pourtant, je suis très loin d'aimer les navets. J'ai souffert dans ma petite enfance de séries Z et de films cheap, donc les navets, habituellement, je dis non, spas possible.

Mais là, la bande annonce était juste trop magnifique!


Tous les personnages sont cheaps. Le pire, c'est que ce n'est pas mal joué (l'acteur qui joue Bronco est Sam Rockwell, le président de la galaxie de H2G2! Si c'est pas une référence, ça...).

De plus, contrairement à ce que tout laisse penser... il y a un sacré budget pour ce film. Il suffit juste de regarder la bande originale!


Soyons sérieux deux minutes. Ce film est bien entendu une critique ouverte pour tous les auteurs de Sci Fi cheap, leurs adaptations en film, l'engouement pour des livres au scénario improbable et aux personnages caricaturaux. Les effets spéciaux ont été réalisé par le studio The Asylum, papa de nanards sublimes, dont le principe est de reprendre des blockbuster et d'en faire... des nanards. Encore une critique.


Petit résumé (honteusement tiré d'Allociné, oui, c'est mal): Benjamin, 17 ans, n’a pas d’autre atout que son imagination débridée. Il adore écrire des histoires qui l’entraînent loin de sa petite vie morne. Quand il apprend que son idole, le légendaire auteur de science-fiction Ronald Chevalier, donnera un cours au Cletus Festival, il y voit la chance de sa vie. Il emporte son meilleur manuscrit, "Yeast Lords : The Bronco Years" et part à la rencontre de son destin.

Sur place, Benjamin fait la connaissance d’autres originaux comme lui, dont la jeune romancière Tabatha, et Lonnie, un cinéaste adolescent qui a déjà plus de 80 "films" à son actif.
Ces rencontres vont changer la vie du jeune homme : Lonnie lui achète son roman pour en faire un long métrage à budget minuscule, et le célébrissime Ronald Chevalier est tellement impressionné par son travail qu’il n’hésite pas à lui voler son manuscrit pour le publier sous son nom…
L’histoire de Bronco se raconte alors selon trois points de vue : le roman original de Benjamin, la version "bâtarde" de Chevalier et la version "cinéma" de Lonnie. Ces trois visions rendent un hommage très spécial au monde des films de science-fiction cultes tout en racontant l’histoire à peine moins incroyable de leurs trois auteurs…


Je recommande Gentlemen Broncos pour qui n'a pas peur de souffrir, qui veut rigoler pendant une bonne heure et demi et ressortir du cinéma en faisant attention aux daims de guerres qui sont partout!


Pour la petite information, oui, j'ai été traumatisé par ce film. Oui, je vais aller le revoir. Je vous laisse, au plaisir de vous revoir!

Jean Charles, ninja aux graves troubles filmographiques.

mercredi 18 août 2010

To the Batmobile, let's go!

Encore un passage éclair de chauve-souris ninja.

En fouillant dans la pile de mes livres, je suis retombé sur Perdido Street Station, un de mes coups de cœur de 2007.

Par coup de cœur, j'entends parler d'un roman qui a chamboulé ma vision des livres. Il m'arrive de temps en temps de tomber sur de très bons ouvrages, et qui, malgré quelques faiblesses, se transforment en véritables petites merveilles sous mes yeux. Ce fut le cas avec Perdido.

L'univers en lui même était assez inhabituel pour moi, lecteur assidu de Sci-Fi et de Fantasy. Voilà un roman Steam-Punk. Un vrai, un pur, un dur. Dedans se croisent allègrement magie, thaumaturgie, mécanique quantique et hybridations folles. Nouvelle-Crobuzon est une ville monstre dans laquelle les espèces se mêlent avec plus ou moins de joie. Où le moindre crime est puni par une sanction qui transforme l'être plus profondément dans sa chair qu'aucune prison ne pourra jamais en rêver.

L'histoire se résume à un mot : « voler ». Une joyeuse bande de rufians poètes et de savants fous, d'hommes oiseaux et de femmes insectes se font un devoir de faire voler ce qui en est incapable. Et déclencher ainsi une des plus grosses catastrophes que la ville ait jamais connu.

En deux tomes, Perdido Street Station, de China Miéville, est dur à lire. Je ne cache pas qu'il est loin d'être simple. L'histoire est très prenante, mais souffre de quelques longueurs. Isaac Dan der Grimnebulin, notre héros obèse, se passionne pour la théorie de la Crise, et l'auteur nous le fait bien comprendre en nous exposant la dite théorie. Bien que la mécanique quantique ne me fasse plus trop peur, j'ai dû lutter pour arriver à saisir tous les concepts (qui me semblent un peu fumeux quand même...)

Les intrigues sont rondement menées, et tiennent en haleine, les personnages attachants, malgré, ou grâce à leur étrangeté. La science et l'horreur s'entremêlent doucement pour vous servir un roman de qualité, que vous pouvez poursuivre dans une autre partie du monde de Nouvelle-Crobuzon avec les Scarifiés. Ces livres sont disponibles en poche, ce qui fait du bien au porte-monnaie!

Sur ce, je vous abandonne, et m'en retourne errer sur la Toile.

(L'image est l'illustration utilisée pour les couvertures de l'édition poche française.)

mercredi 14 juillet 2010

Piratation intempestive par une chauve souris ninja...

Je suis au regret de vous informer que ce blog a été piraté.

Un nouveau programme est mis en place.

Ceci n'est pas un régime totalitaire.

En fait, ça serait plus littéraire.

(Mais nous n'oserions employer ce terme.)




La Critique Géniale du Docteur Jean-Charles.


Je me présente, Jean-Charles, chauve-souris à tendances psychotropes, Maitre du monde ès armée de cookies ninjas et pseudo critique littéraire à mi temps. Et apprenti pirate de blog.


J'ai été "engagé" par Magali pour parler un peu de ce que je lis... Je bouquine un peu, et j'ai une nouvelle carte d'abonnement à la médiathèque en face chez moi, je vais donc me faire un plaisir de vous en faire profiter.


Par quoi commencer? Un classique? Ou une petite perle? Ou encore, un sombre roman découvert à l'ombre d'une étagère branlante?


Pour être totalement objectif, je laisserait le choix au hasard, qui se manifeste souvent par le premier bouquin qui fait la connaissance de mon pied. Aujourd'hui, ce sera donc la Trilogie Axis, de Sara Douglass.


Tout d'abord, c'est un roman de trilogie, qui comporte trois petits pavés d'environ 700 pages chacun. Ça peut rebuter, je l'admets, mais la lecture est d'une facilité déconcertante. (Je ne vous dirais pas en combien de jours je les ai lu, je ne suis pas un bon référentiel).


On débute le récit avec Axis, jeune neveu du roi à l'avenir prometteur qui rencontre une jolie jeune fille lors d'une réception en l'honneur de son oncle. Bon, c'est sur, le début est basique, voire chiant, surtout que le héros est beau, et la fille, aussi (surprise!). Tout aurait pu aller très bien si le vilain cousin d'Axis n'avait pas voulu se méler de la partie.


Bon, jusque là, je dois avouer m'être emmerdé, maaaais, un bon lecteur ne doit pas s'arrêter aux premières impressions, j'ai donc continué. Et là, surprise, ce roman « pour passer le temps » acheter dans la grande surface la plus proche se révèle être un roman « agréable et ayant quelques rebondissements sympas ».

On découvre un monde de fantasy assez bien ficelé, avec trois races principales, les humains, les Icarii et les Achars, plus les méchants Skraelings. S'en suit un passe passe entre amour, guerre et politique, où les méchants ne sont pas si méchants que ça, et les gentils, et bien, gentils, mais pas tout à fait. Des personnages attachants (je pense surtout à Faraday, qui souffre comme une héroïne de tragédie grecque) et détestables (là, je pense à Axis, qui est un homme après tout, et qui, comme tout les hommes, préfère penser avec autre chose que ses neurones) sont au menu. Et c'est un petit régal!


Bien que n'étant pas transcendant, la trilogie Axis est un roman agréable pour bronzer sur la plage ou étayer de longues soirées d'hiver. A ne pas mettre dans toutes les mains non plus, certains passages sont assez crus et ne conviendraient pas à de jeunes personnes.


Sur ce, je rends le limo-blog à Magali, et retourne explorer ma nouvelle médiathèque.


(Nous reviendrons, sachez le.)